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17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 03:55

Alain Finkielkraut , philosophe , académicien , grand défenseur de la langue et de la culture françaises  a été bêtement et ignoblement insulté ce samedi 16 février

Voici pour ceux qui ne  le connaitraient (pas encore ? )

un de nos articles  de  2011

En hommage à l'homme et l 'à l'académicien

Voir son entretien avec la journaliste de LCI ce 17 février

 

Détail pour les amis des animaux :l'épée d'académicien du philosophe est ornée d'un humble ruminant qu'il affectionne

 

 

 

 

Culture et identité ont elles les mêmes ennemis ? Ceux qui justement devraient en être les ardents défenseurs ?

Nous proposons à la réflexion de nos lecteurs des extraits d'un entretien accordé par Alain Finkielkraut à deux hebdomadaires .

  

 Pourquoi culture et identité sont-elles des notions qui n’ont cessé de se disjoindre au cours des dernières décennies ? 

 

 Retenir de l'entretien sur LCI   ce 17 février2018 " le vivre ensemble est un mot inventé pour cacher la disparition de la chose "

et

"La France n'est pas une start up émergente, ni le Nouveau monde " elle a une civilisation dont nous avons le charge , nous devons la perpétuer "

 

dimanche 17 février 2018 

  fbr

 

 

Rencontres de Grenoble

 

 

 

L' age  a consolidé la conviction

 


finkie.jpg 

 

 

 Alain Finkielkraut : En 1925, le grand philologue allemand Ernst-Robert Curtius écrivait, dans son Essai sur la France : « La littérature joue un rôle capital dans la conscience que la France prend d’elle-même et de sa civilisation. Aucune autre nation ne lui accorde une place comparable. Il n’y a qu’en France où la nation entière considère la littérature comme l’expression représentative de ses destinées. » Ce n’est plus vrai, hélas. Cependant, au lieu de se soucier de l’appauvrissement culturel de l’identité nationale, on s’acharne contre le concept même d’identité nationale. Au nom de la mémoire, bien sûr, mais il s’agit d’une mémoire égarée. La référence à l’identité nationale, dit-on, a nourri le nationalisme, et le nationalisme a déchaîné le pire. Le mot d’ordre est donc de se défaire de l’identité, au moins sous cette forme extrême. Mais, face au risque du particularisme, on ne peut plus tabler sur l’universel. Le XXe siècle a été le siècle du colonialisme : au nom des valeurs occidentales érigées en norme universelle, nous nous sommes crus en droit de dominer d’autres peuples. Le résultat, c’est la situation dans laquelle nous nous trouvons : d’un côté, rejet de tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à l’identité française, séparation farouche de la question identitaire et de la question culturelle ; et, de l’autre, célébration effrénée des autres identités. Car l’identité est un thème à la mode pour peu qu’elle ne soit pas européenne et française. Pour un film de la collection « Empreintes », réalisé par Ilana Cicurel, je suis retourné dans l’école communale de mon enfance, rue des Récollets, à Paris. Il y trônait une carte du monde avec des photos d’élèves épinglées sur divers pays des continents africain et asiatique, avec cette légende : « Je suis fier de venir de… » Aujourd’hui, l’école célèbre la fierté de « venir de », et stigmatise la fierté d’être français. La France a été longtemps un peuple littéraire, qui connaissait ses classiques. Encore faudrait-il qu’elle puisse le demeurer. Et il ne suffit pas, pour accomplir un tel dessein, de chanter les louanges d’un livre boudé par le président de la République, La Princesse de Clèves



Réhabiliter La Princesse de Clèves, c’était tout de même un bon début ? 

 

A.F. : Sans doute, mais, lorsqu’un des ministres de Nicolas Sarkozy, André Santini, a réclamé la suppression des épreuves de culture générale * personne ne s’est ému. Au contraire, le Conseil représentatif des associations noires (Cran) l’a félicité au nom de la lutte contre les discriminations. L’enseignement de la culture générale est désormais jugé discriminatoire. Quand il est attaqué par la droite au nom de la professionnalisation, tout le monde se mobilise, mais quand il est attaqué par la gauche au nom de l’égalité réelle, tout le monde applaudit. Voilà une contradiction que seule une réflexion sur l’identité peut permettre de surmonter. 



N’est-ce pas le propre de l’exception française que d’avoir poussé jusqu’à son paroxysme le découplage de la culture et de l’identité ? 

 

A.F. : Ce découplage a eu lieu en Allemagne aussi, comme le montre le débat sur l’intégration et sur le multiculturalisme. Dans un récent article, le philosophe Jürgen Habermas se fait l’avocat de ce découplage en critiquant la référence à une Leitkultur, à une culture de référence, suggérant par là même que son pays n’aurait le droit qu’à un patriotisme abstrait, de simple adhésion à des normes** En France, un débat fait rage autour du projet de musée de l’Histoire de France.***  Parmi ceux que ce projet" indigne, " ( un comble ! n.d.l.r. )
pour utiliser un verbe à la mode, je retiens la position d’un historien,  Vincent Duclert. Selon ce dernier, il faudrait créer non un musée de l’Histoire de France, mais un musée de l’Histoire  en  France. La France, autrement dit, devrait être un contenant susceptible d’accueillir tous les contenus. ""....

 

NDLR ..... y compris les pires !

  souvenons nous de "l'islam en France " et de

 " l'islam de France "
 

Samedi 29 Janvier 2011

 

 
 

Temoignage

 

Phillipe-Loubiere.jpg 

 J’étais cet après-midi avec une collègue professeur de français dans une université de Moldavie (ancienne URSS). Je lui montrais les vestiges du mur d’enceinte de Philippe-Auguste au Quartier Latin ; elle me disait se sentir chez elle « là où l’on parle français ».

 

Les étrangers (je dis ce mot avec respect !) sont parfois plus soucieux de notre rayonnement que nous ne le sommes nous-mêmes ; si tant est que « tout homme a deux patries, la sienne et puis la France »... Mais, aujourd’hui, avons-nous encore une patrie ? Ne nous leurrons pas, la destruction de notre patrimoine historique relève d’une volonté politique de nous priver de mémoire, de rendre abstraite toute notion de personnalité collective reposant sur la transmission. Les totalitarismes détruisent la mémoire ; c’est vrai depuis Carthage... .

 

De la même façon, la mutilation de notre langue et son remplacement de moins en moins insidieux par l’anglais le plus médiocre relève de la même volonté politique de nous priver de notre liberté d’expression et de pensée. « La plus grande réussite de la France, c’est sa langue » écrivait Chateaubriant ; c’est sans doute pourquoi celle-ci est aussi attaquée. Il faut, face à cela, en finir avec nos élites collaborationnistes.

 

Notre résistance doit être ferme, et je crois que les Français comprendront - s’ils ne commencent pas déjà à comprendre - l’ampleur des dégâts. Pessimisme de l’intelligence et optimisme de la volonté...

 

 

 Philippe Loubière rédacteur en chef de Lettre(s) revue éditée par l'Asselaf (Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française)

22, rue François-Miron 75004 Paris

asselaf@asselaf.fr

http://www.asselaf.fr/index.html  

Pessimisme et  volonté , le nouveau ministre  Jean Michel Blanquer, les possède à l'évidence

 

Souhaitons sa réussite !

 

 

Le président de la République  .......??

 

fbr     17 février 2019

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 01:37

Dans quelques jours auront lieu les Journées européennes du Patrimoine

Le loto lancé par le sympathique Stéphane Bern réveille à juste titre la polémique : comment trouver les fonds nécessaires à la restauration du nôtre  , à sa survie  ?

L'article ci dessous , paru en novembre 2010  sur ce blog , révèle  certaines vérités

Nous le reéditons .

fbr    1er septembre 2018

Quelques nouvelles

                               Patel Ruines Valence  

 

Si l'arrivée du Beaujolais nouveau et le classement au patrimoine  immateriel mondial par l'UNESCO  de notre art culinaire français vous réjouissent , (mais je me demande si cette médiatisation sert  vraiment  l'un  comme l'autre ) , d'autres nouvelles nous feront plutôt grimacer :

1- des tableaux de maîtres français , volés , sont retouvés par hasard . Ainsi un Degas , disparu en 1973, réapparait dans une vente aux enchères de Sotheby' à New York .Souces AFP du 3 11 , Libération du 15 11  et la Tribune de l'Art de D.Rykner . Où en étaient les enquêtes ?

 

2- l'hôtel Crillon , jumeau de l'hôtel de la Marine (cf. nos articles ), propriété du groupe Taittinger-Société du Louvre, avait été repris il y a cinq ans par le fonds américain Starwood Capital ; Il  passe aux mains d'investisseurs saoudiens ; l'opération coûterait  250 milliards d'€ ,  plus 100 de travaux de rénovation, source:

Focus de Valeurs Actuelles

crillon.jpg

 

Ainsi  notre patrimoine  ne nous appartient plus , même sur notre sol .

Et pourtant  !!  d'autres solutions existent , pour peu que les élus locaux possèdent une conscience  nationale .Un bel exemple est donné, à Versailles , du sauvetage de l¨hôpital Richaud

Cette ""Charité ""(hôpitaux gratuits tenus par des religieuses sur  des dons royaux ) fondée en 1636 par Louis XIII , a été l'objet d' une  magnifique restauration .

Il est devenu musée et accueille des expositions et des concerts .

 

                           Entrée

   Les deux façades

 

____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Ces extraits de presse et de J.O. vous plairont moins

 

"France à vendre" : L'Etat va vendre 1 700 biens immobiliers du patrimoine national en trois ans

 

200px-saint-germain-en-laye_pavillon_muette.1276059663.jpg

 

 

Ce petit pavillon de chasse de la Muette , Saint Germain en Laye , a eu la chance d'être acheté par deux passionnés français du patrimoine , un diplomate et un peintre , qui l'ont entièrement restauré , ouvrage achevé en 2016

Mais les prix imposés  ne sont pas tous accessibles aux fervents de notre Histoire , et les "réformes administratives '"cachent des calculs malsains pour dissimuler la dette

 

L’Etat met en place un nouveau programme de

cessions immobilières. Pour la première fois il s’agit d’un programme pluriannuel : il concernera 1 700 biens dans toute la France sur la période 2010-2013.

 

Ces ventes “résultent des importantes réformes administratives menées depuis 2007 (restructurations militaires, nouvelle carte judiciaire…)”, explique le ministère du budget. Elles seront affichées sur le site internet du ministère.

 

Depuis 2005, les ventes immobilières par l’Etat ont représenté “plus de 3 milliards d’euros”. En 2008 et 2009, ces cessions ont toutefois connu un rythme moindre (395 millions d’euros et 475 millions d’euros), le gouvernement n’ayant “pas souhaité donner suite à certaines cessions lorsque les prix étaient trop bas”.

Fin 2009, un peu plus de 400 sites avaient été cédés, sur un objectif de 770.

La vente du patrimoine de l’État “participe au redressement des finances publiques”, relève le ministère du budget qui précise que les opérations de cession “permettent d’apporter une contribution au désendettement correspondant, en règle générale, à 15 % du produit de la cession”. Cette contribution au désendettement a représenté 427 millions d’euros depuis 2005.

Autrement dit , l'Etat , au contraire du "bon père de famille" ne sauvegarde pas le patrimoine familial ,  mais le dilapide

Chateau du 13° siecle et savoir viticole  de Gevrey - Chambertin sont aux mains d'un nouveau propriétaire chinois

Sur le banc , un des moines fondateurs auxquels ce nom prestigieux doit tout

In memoriam .......

 

 

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5 juillet 2018 4 05 /07 /juillet /2018 17:32

                                  lES EAUX DU DANUBE   DONNENT DE LA POESIE A CE MONUMENT AUSTERE,  le WALHALLA

 

Les plus lointains de nos ancêtres croyaient en une vie apres la mort, et disposaient dans leurs tombes bien protégées  tous les éléments  qui  devaient l'assurer , tels  les Egyptiens

Ceci nous laissant une désolante image de profanation....

 

Dans les pays nordiques ou germains , ils avaient même situé le lieu de cette survie , le Walhalla, séjour des héros que les dieux avaient assistés dans leurs combats , et qui par leurs mérites recevaient  l'honneur de le partager et que certains n'ont pas hésité à imaginer  sur terre , tel ce temple où les bustes des plus célèbres  allemands montent une garde éternelle et figée dans ce palais de marbre

 

 

 

d

                                       

 

 

      

  

             L'  imaginaire Walhalla de Presburg           Wotan ou Odin s"y plairaient ils ?

Ce temple fut réalisé à la demande de Louis I de Baviere, 1825 - 1848   au bord du Danube , à proximité de Presburg , aujourd'hui Ratisbonne  Le musée présente deux centaines de bustes en marbre dont ceux de  Bach , Mozart , Wagner ,Goethe ,Durer, Rontgen entre autres , et Catherine de Russie , la Grande ,qui était née princesse allemande

J"avoue sans crainte préférer ces hôtes à certains des occupants du Panthéon......

 

 

Les Grecs , depuis  leur Olympe, récompensaient leurs héros en leur ouvrant l 'Elysée ,sans doute plus grandiose que le Walhalla , mais moins accessible , puisqu' il se dissimulait dans d'inaccessibles montagnes ,Zeus préservant ainsi l'indispensable distance entre   maitre et sujets .

 

     

  A  l"Elysée  chacun retrouvait son  lieu de prédilection .

Jouez à retrouver les activités des personnages de la mythologie  ci dessous pour les identifier

Jupiter garda ses secrets , et les Romains lui préferèrent le culte des ancêtres, dont ils honoraient les mânes  auprès d'un foyer qui leur était consacré dans la villa

 

 

 

 

Or , Paris fut aussi choisie, non par des dieux  !! vous le verrez, pour résidence de nos héros , au siècle béni des architectes et décorateurs qui y édifièrent de tres nombreux hôtels particuliers .

Osons avouer notre perplexité quant aux mérites de ceux qui reçurent le privilège d'y  résider ,mais admirons son élégance, quand elle n'était encore qu'une "folie " , du latin folia, lieu entouré de verdure .....

 

Mais petit jardin deviendra grand

 

 

et non theatre des quelques réelles folies de ses résidents, que vous découvrirez  bientôt

fbr 6 juillet 2018

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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 02:00

 

N'oublions pas cette phrase de lui :

" Pour moi , la France , c'est un village autour de son clocher "

La franchise de son discours lui a valu mainte condamnation

Les juges .....impartiaux ? pas sûr

Nous le soutenons toujours

fbr 10 mars 2017

Janvier 2018  Nous le soutenons toujours et le soutiendrons

lors du nouveau procès en appel.

fbr  28 janvier 2018

 

 

 

 

Les orages s"amassent sur notre pays
Les orages s"amassent sur notre pays

Les orages s"amassent sur notre pays

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 18:37
Un nouveau visage , du mouvement ? et ensuite ?
Un nouveau visage , du mouvement ? et ensuite ?
Un nouveau visage , du mouvement ? et ensuite ?

Un nouveau visage , du mouvement ? et ensuite ?

Le séjour de F;Hollande à l'Elysée fut une humiliation , pire : une honte douloureuse  , pour la  France

 

 

                                                   Le tres  regretté départ d'un chef exemplaire

 

   l"attente d'une décision quant à la présence de l'islamisme radical et du terrorisme en France

 

Nous le saurons , mais gardons nous des annonces et commentaires , au vitriol ou en velours ....et observons .

Verba volant .......acta patent

fbr

 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 23:26

Au hasard de changements de bureau , dans un ministére ou pour un autre ,des objets d'art , lampes , chaises ou fauteuils ne réapparaissent plus , ou se retrouvent sur le site d'enchères en ligne eBay,

Les sanctions seraient impossibles , assure t on au Ministère de la culture , qui a  créé pourtant son site propre pour d'éventuelles récupérations : Sherlock .

Ayons tout de même le courage de rappeler que la "compagne"  du bientôt ex président a un jour, de notoriété publique , exercé sa colère sur le mobilier de ce qui était , sans juste titre, sa résidence , et , si les casseurs étaient encore les payeurs , cela lui aurait coûté une fortune

L'actuel palais de l"Elysée , construit entre 1722 -24 pour le comte d'Evreux, puis propriété de Madame de Pompadour, qui le légua à sa mort à Louis XV,eut ensuite de nombreux occupants ,qui procédèrent à des transformations selon leur goût ou leurs intentions , sans respecter la destination initiale des salons  et des appartements ,ni  leur style , ni même l'harmonie d'ensemble de cette ""folie"", qui réunit , outre l'architecture du  18 eme siecle   , des meubles et objets d'art exceptionnels, ce qui donna à la République le désir de s'installer dans ce bien   de la Royauté .

Quand il fut devenu résidence des Présidents, certains n'hésitèrent pas à faire procéder à des aménagements  , les plus curieux opérés par Claude Pompidou , le couple Giscard , Danielle Mitterand et les Sarkozy . Ou Bernadette Chirac,au fort de Brégançon ,autre résidence présidentielle .

Notons que le général de Gaulle  fit réaménager à ses frais  la chapelle , rétrécie par Vincent  Auriol pour installer des bureaux . Il n'y résidait pourtant pas  le samedi et le dimanche , préférant sa  maison de la Boisserie

 

N.Sarkozy fit supprimer cette chapelle , oubliant qu'il était chanoine de Latran , pour la transformer en salle d'attente  de ses visiteurs

salon Pompadour
 

La Cour des comptes a constaté en 2007 d’importantes disparitions de meubles et d’objets d’art dans les résidences présidentielles , mais juge impossible toute poursuite pénale, contrairement aux autres lieux occupés par  la République. Ce qui ést en soi consternant, vu les trésors que l’Elysée s’octroie pour faire briller la France aux yeux de ses hôtes mais qui en prive de fait ses vrais propriétaires, citoyens et visiteurs de musées. Noter que le palais ne peut être visité que lors des journées du Patrimoine en septembre

En 2009 un rapport commandé par Christine Albanel , alors ministre de la Culture, a constatè la disparition , dans les différents lieux occupés par la République,

d'un nombre considérable d'objets et meubles d'art provenant d'autres ministères, de musées nationaux, de la Manufacture de Sévres ou du Fnac .Un inventaire sur support informatique aurait été en cours...d'autres lieux devenus quasiment privés, comme le Pavillon de la lanterne à Versailles,récemment fréquenté par un des fils Hollande,ou le fort de Brégançon pres de Bormes les Mimosas , n'aurait rien produit .C'est au ministere de l' l'Education nationale que reviendrait  le plus grand nombre de disparitions .

Manque de vigilance ou .... ? On attendrait plus de soin de ses membres

 

 

 

 

 

 

 

 

JPG - 14.2 koLES SI9GES

 

 

 

Les fautei!s sont les plus fragiles , et aussi les plus maniables , et plus escamotables

 

 

 

 

 

. o

 

 

BiENTÖT DE NOUVEAUX OCCUPANTS    ?     PRENEZ GARDE ,UNE ERREUR  NE SECORRIGE PAS,VOUS EN PRENEZ POUR CINQ ANS     fbr                                                             bIr ne se corrige pas FBR    28 mars 2017     28 mars 2017BiENTÖT DE NOUVEAUX OCCUPANTS    ?     PRENEZ GARDE ,UNE ERREUR  NE SECORRIGE PAS,VOUS EN PRENEZ POUR CINQ ANS     fbr                                                             bIr ne se corrige pas FBR    28 mars 2017     28 mars 2017
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BiENTÖT DE NOUVEAUX OCCUPANTS ? PRENEZ GARDE ,UNE ERREUR NE SECORRIGE PAS,VOUS EN PRENEZ POUR CINQ ANS fbr bIr ne se corrige pas FBR 28 mars 2017 28 mars 2017

Poincaré et Pompidou ESPECE DISPARUE
Poincaré et Pompidou ESPECE DISPARUE
Poincaré et Pompidou ESPECE DISPARUE

Poincaré et Pompidou ESPECE DISPARUE

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 03:11

Eglise de St Pierre de Bredons-Cantal

Je signe l'appel de Denis Tillinac pour sauver nos églises

Résistance.

Parce que nos églises, même désaffectées, ne sont pas destinées à devenir des mosquées, Denis Tillinac et “Valeurs actuelles” lancent un appel pour préserver ces sentinelles de l’âme française. Certaines déclarations récentes appelant à ce que des églises soient transformées en mosquées ont provoqué chez les Français une émotion susceptible de favoriser les pires amalgames en ces temps où le terrorisme islamiste ensanglante la planète et commet des crimes en plein Paris. Elles offensent gravement les catholiques, ainsi que de nombreux imams attachés à la singularité de leur foi et de leur pratique cultuelle. Une église n’est pas une mosquée, et prétendre que “les rites sont les mêmes” relève d’un déni de réalité scandaleux. Croyants, agnostiques ou athées, les Français savent de la science la plus sûre, celle du coeur, ce qu’incarnent les dizaines de milliers de clochers semés sur notre sol par la piété de nos ancêtres : la haute mémoire de notre pays. Ses noces compliquées avec la catholicité romaine. Ses riches heures et ses sombres aussi, quand le peuple se récapitulait sous les voûtes à l’appel du tocsin. Son âme pour tout dire.

De Michelet à Marc Bloch, aucun de nos historiens n’a méjugé cette évidence. Les maires de nos communes rurales, fussent-ils allergiques au goupillon, entretiennent tous leur église avec une sollicitude filiale. Elle ennoblit leur village ; à tout le moins, elle le patine et ils en conçoivent une fierté légitime. L’angélus que sonnent nos clochers scande le temps des hommes depuis belle lurette. Sur celui du tableau de Millet, il a beau n’être qu’un point infime à l’horizon, il atteste une pérennité culturelle par-delà les aléas historiques. Feu le président Mitterrand connaissait les ressorts intimes de l’imaginaire national : un vieux clocher d’église se profilait sur ses affiches électorales, et sa symbolique n’avait pas de connotation cléricale. Elle racontait l’histoire de France dans une langue accessible à tous nos compatriotes. Ils tiennent à la laïcité de l’État et à la liberté de conscience et de culte qu’il lui incombe de protéger. Pour autant, ils ne peuvent tolérer la perspective d’une pratique religieuse autre que catholique dans leurs églises. Même celles de nos campagnes, souvent vidées de leurs paroissiens par l’exode rural. Elles continuent de témoigner ; leur silhouette au-dessus des toits contribue à un enracinement mental dont nous avons tous besoin pour étayer notre citoyenneté.

Du reste, rien ne prouve qu’elles resteront vides ad vitam aeternam. La France n’est pas un espace aléatoire, et elle n’est pas née de la dernière pluie médiatique : quinze siècles d’histoire et de géographie ont déterminé sa personnalité. Cet héritage nous oblige, de quelque souche que nous provenions et de quelque famille politique que nous nous réclamions. Inscrits au plus profond de notre paysage intérieur, les églises, les cathédrales, les calvaires et autres lieux de pèlerinage donnent sens et forme à notre patriotisme. Exigeons de nos autorités civiles qu’il soit respecté ! Le confusionnisme trahit une méconnaissance de notre sensibilité et ferait peser une menace sur la concorde civile s’il n’était clai rement récusé au sommet de l’État.

 

Denis Tillinac

Cliquez sur le lien ci-après pour signer la pétition sur le site de Valeurs Actuelles

Deux églises de mon Forez,une autre du Maconnais , et notre Mont Saint Michel dans la brume
Deux églises de mon Forez,une autre du Maconnais , et notre Mont Saint Michel dans la brume
Deux églises de mon Forez,une autre du Maconnais , et notre Mont Saint Michel dans la brume
Deux églises de mon Forez,une autre du Maconnais , et notre Mont Saint Michel dans la brume
Deux églises de mon Forez,une autre du Maconnais , et notre Mont Saint Michel dans la brume

Deux églises de mon Forez,une autre du Maconnais , et notre Mont Saint Michel dans la brume

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 19:37

 A CEUX QUI JUGENT DU COÜT DES CHATEAUX

 

Des lecteurs curieux nous ont envoyé des photos de bâtiments si beaux , que bien sûr il ne conviendrait pas de les mettre à disposition de ""démunis  peu soigneux""

Les vacances du "système" , syndical ou d'entreprise , c'est préférable .

Et puis le droit de propriété ne peut être remis en cause .....

Syndicats et Comités d'entreprise ?  mécènes de châteaux historiques ?

Mais oui !

Nous n'allons pas nous plaindre , nous qui défendons notre patrimoine .

Nous vous présentons une sélection de ces lieux  .

Mais , associations , collectivités , personnes morales  :  Ces propriétaires sont ils soumis à l'impôt sur la fortune  ??

Les Monuments historiques leur apportent ils une aide ?

.....

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Voici le Chateau de Fontenay lès Briis ,  2 rue de la Tourelle .Petite commune  ( voir fr.topic-topos.com ) dont l'église fut construite vers 1200 , elle compte deux chateaux ,dont celui qui nous occupe.

Construit sur un site médiéval pour la famille de Signac en 1640, restauré en 1854 par G.Thayer , devint en 1870 propriété de la famille Chardin , jusqu'en 1937 année de son acquisition par le syndicat CGT des agents de la RATP.

 

Ce domaine  aux portes de Paris , dans un parc de 74 hectares, dont près de 40 hectares de forêt,  met à disposition des agents  deux cours de tennis, deux restaurants, un mini-golf, un étang à truites, et trente chambres On peut lire une charte des usagers et des programmes d'activités sur : www.ce.ratp.fr

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Chateau de la Brévière , dans la fôret de Compiègne

 DSC04336

Appartient à Force Ouvrière. Il fut construit en 1885 pour madame de Royer , épouse du ministre de Napoléon III et Président de la Cour des Comptes de 1864 à 1869 .

C'est plutôt ce qu'on désigne comme belle maison de maîtres , confortable , élégamment meublée .Acquis en 1925 par Olaf Aschberg , il servit de refuge pour des enfants victimes des guerres , qui fréquentaient ainsi l'école de la commune de Saint Jean , et ne fut jamais occupé ni détérioré .

Il sert maintenant de centre de séminaires et de formation pour le syndicat F.O.

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 Chateau Lafaurie Peyraguey

Le premier propriétaire recensé en 1618 à Bommes  , le sieur Raymond Peyraguey ,  est désigné par l'historien Coudray de Lille comme un des premiers aventuriers du vin ,  magistrats , financiers , nobles , qui écrivirent cette glorieuse page de notre savoir -faire français . Il devient en 1742 propriété de Pierre de Prichard , baron des Saucats , conseiller au Parlement de Bordeaux , qui est guillotiné en 1794 . Le domaine de 30 ha devient bien national , c'est à dire qu'il est confisqué , puis vendu en 1796 au sieur Lafaurie à prix modique  .En 1865 la veuve Lafaurie le vend , apres son classement en 1855 au rang des premiers crus (le Chateau Yquem est hors classe ) des sauternais ,  au comte Duchâtel , ancien ministre de l'Interieur de Louis Philippe , qui assume la première rénovation des lieux .  Il passe par héritage dans la famille de la Tremoille en 1879 , qui le vend au négociant lorrain Cordier et enfin , apres restauration complète des lieux et installations , au groupe Suez en 1984 .

D'autres aménagement  et rénovations ont lieu de  1998 à 2004 .Il est maintenant aux mains du comité d'entreprise de Suez GDF. 

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Chateau de Ragny,

 

au coeur de la Bourgogne , à Savigny en Terre Plaine dans l'Yonne 

Véritable et vaste  ensemble du Moyen Age   , ce fut le fief principal des seigneurs de Ragny dont Claude de Ragny , proche du roi Louis XII .Passé par alliances dans la famille Girard de la Magdelaine , fidèle à Henri IV , qui érigea la terre en marquisat , puis la famille Bonne de Créquy, et enfin chez les Chartraire de Saint Agnan jusqu'en 1812 .Il fut ensuite morcelé et détérioré par des propriétaires successifs , qui abattirent orangeraie et tours .

Acquis en 1960 par la Banque d'Algérie , émanation de la banque de France , il en devint propriété en 1974 ; il est géré en tant que centre famlial par le Comité d'entreprise

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      Chateau- de Plagny-Vernay

 à Challuy dans la Nièvre. Propriété du comté d'entreprise  de la SNCF 

 On ne manque ni de place ,ni d'aménagements....

 

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Château de Bierville à Boissy-la-Rivière,

non loin d’Etampes, à Boissy la Rivière  Il appartient à la CFDT

Le journaliste et homme politique  Marc Sangnier 1873 1950 (fondateur du Sillon ) y établit la premiere auberge de jeunesse

Selon le "Parisien "aout 2011 , les syndicalistes sont heureux de travailler à l'ombre d'un colombier du XIV siècle , avec le titre "La vie de chateau "

 

Hernani ne s'afflige pas  que ces bâtiments , par un  entretien régulier , soient ainsi préservés des atteintes du temps .

Mais alors qu'on ne critique pas ceux qui acquièrent des manoirs plutôt qu'une villa genre émir du Quatar, ni ceux qui en possèdent de leur famille , et vaillamment les gardent et les soignent

Cela , c'est le patrimoine, il appartient à la FRANCE , pas  aux envahisseurs ni  aux vandales .

 

 

Fevrier 2017

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 02:32

Il est de nouveau question de l'Hôtel de la Marine
 
Nos lecteurs se souviennent de l'émotion soulevée lorsqu'il fut question de vendre le prestigieux Hôtel de la Marine à un promoteur immobilier .
Ce conflit  serait il près s'éteindre , et ce témoin de notre Histoire connaitra t il un destin digne son passé ?
Nous attendrons encore avant de nous prononcer sur les décisions annoncées , mais un rappel s'impose .
Retrouvez l'Hôtel de la Marine dans nos précédents articles .
 
FBR Octobre 2014
 

 

Il m'est souvent arrivé d'imaginer que la France, un jour, pourrait ressembler à l'Egypte actuelle : un territoire vidé de ses bâtisseurs,  simple réserve d'électeurs formatés pour le consumérisme, où subsisteraient quelques ruines grandioses, restes d'un passé  effacé, presque mythique.

 

Tragique destin d'un pays, qui par invasion perd sa langue, renie ses origines, oublie son histoire et laisse effriter les demeures et les temples élevés par des siècles de  persévérance et de foi.

 

Cassandre, direz-vous ?

 

Tous les poisons secrétés par la décadence nous ont été versés depuis plus de quarante ans, et nous les avons bus docilement : amenuisement, voire  suppression des " humanités". Puis dédain de notre langue et de notre littérature. Refus des sources grecques, latines et chrétiennes de notre civilisation. Puis effacement programmé de notre histoire, tout récent. Du passé table rase !

 

Restait le passé tangible et visible : notre patrimoine. Négligé très souvent, abandonné parfois, on lui consentait, par un reste d'honneur et de mémoire, un modique budget : celui que les enfants parvenus mais ingrats sont obligés de verser à leurs parents pauvres. Assez pour que le "tourisme", mot détestable, apporte à l'Etat de quoi poursuivre ses gaspillages. Mauvais propriétaire, par l'imposition il ôtait à d'autres les moyens de maintenir l'héritage.

 

Or, l'Etat d'aujourd'hui est perdu de dettes. Ce que font le mauvais père de famille, ou le mauvais entrepreneur, avant de se pendre, il  s'y livre : il vend les meubles, puis les terres, puis les murs.

 

Cassandre,  le direz-vous encore ?

 

Hôtel Lambert, hôtel de la Marine, renseignez vous. Exemples parisiens, parmi tant d'autres,  en province plus facilement passés sous silence, ils nous révèlent quel sort attend nos monuments historiques, ceux qu'on veut "confier" à des  villes elles aussi endettées, ou  à des maires si méritants pourtant, de campagnes en désertification. A défaut aux antiquaires, ici, et ailleurs.

 

Quant à ceux qui ne remplissent pas les critères de rentabilité chers aux commissaires de Bruxelles, ceux ci aviseront.

 

Mais, direz-vous, c'est déjà grande pitié : manoirs démantelés, expatriés en pièces détachées, lavoirs asséchés, chapelles mangées de ronces, cheminées effondrées...... 

 

....  A la sortie du Fouquet’s,  à votre bon cœur, mesdames, messieurs ! Quelques sous pour ces braves gens qui, envers et contre tout, à mains nues, par la pluie, par le vent, par la canicule, s'acharneront à sauver ces témoins de pierre que  nos  ancêtres surent si bien nous léguer.

 

Françoise Buy Rebaud, 26 janvier 2010

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 15:07

Chateau_Gevrey_Chambertin.jpgLa vente à un investisseur chinois , en août dernier , d'un des plus célèbres vignobles* de notre pays a fait couler beaucoup d'encre amère .

En 2008 déjà le bordelais vivait le même avertissement .

C'était depuis longtemps à prévoir , si grande était la candeur des artistes de nos chais , invités à donner la mesure de leur savoir outre océans , certes le plus souvent par amour de leur métier , et pour la gloire de notre science du vin .

 

L'espionnage industriel , c'était la cinquième colonne dès le XIX ° siècle . Maintenant , pour le patrimoine, c'est au plus offrant .

 

Quoiqu'il en soit , la route des vins est encore le pélerinage cher aux bons Gaulois que nous sommes , accompagnés de fervents d'autres nationalités qui ne sont pas acheteurs , mais connaisseurs .

 

Un de nos lecteurs nous a envoyé ce carnet de voyage , que nous livrons à votre gustative appréciation .

FBR ,4 février 2013

 


 

L’étrange chemin de Saint Jacques s’apparente pour celui qui l’emprunte à une quête spirituelle dont le point de départ est souvent la rencontre avec un directeur de conscience et celui d’arrivée la redécouverte et le partage d’un héritage ancestral. C’est une descente, une catabase, qui débouche sur une connaissance ésotérique. Le futur initié est invité à se dépouiller, il doit perdre pour pouvoir ensuite espérer gagner. Et après ?

Sybille_de_Cumes_Enee_Enfers.PNG

 

Ce Week-end de la Toussaint, il était prévu de longue date une virée entre amis en Côte-d’Or pour refaire encore une fois cette route des vins aux attraits jamais entièrement épuisés. Si cela n’avait tenu qu’à moi, cette année, je serais descendu beaucoup plus bas ou ma curiosité aurait trouvé à se satisfaire du rassemblement des Identitaires à Orange, des nouveaux venus en politique qui défendaient avec un aplomb étonnant l’identité de leur territoire et pour certain de leur religion et de leur race… Lorsque la question de l’héritage se transforme chez ces orphelins du nom du Père en test ADN de paternité.

 

nicolas-rollin.GIFNous établissons notre campement à Beaune en face de cet Hôtel Dieu que Nicolas Rolin, soucieux de son salut, fonda un 04 aout déjà, un hôpital pour les pauvres malades. C’était l’époque ou l’on échangeait encore des biens temporels contre l’espoir de biens célestes… Cette pratique n’a plus cours aujourd’hui aux hospices ou la firme Christie’s organise les enchères. Les anglais ont toujours  raffolé des grands vins de Bourgogne…

 

Ce Week-end de la Toussaint, il était prévu de longue date une virée entre amis en Côte-d’Or pour refaire encore une fois cette route des vins aux attraits jamais entièrement épuisés. Si cela n’avait tenu qu’à moi, cette année, je serais descendu beaucoup plus bas ou ma curiosité aurait trouvé à se satisfaire du rassemblement des Identitaires à Orange, des nouveaux venus en politique qui défendaient avec un aplomb étonnant l’identité de leur territoire et pour certain de leur religion et de leur race… Lorsque la question de l’héritage se transforme chez ces orphelins du nom du Père en test ADN de paternité.

 

Nous établissons notre campement à Beaune en face de cet Hôtel Dieu que Nicolas Rolin, soucieux de son salut, fonda un 04 aout déjà, un hôpital pour les pauvres malades. C’était l’époque ou l’on échangeait encore des biens temporels contre l’espoir de biens célestes… Cette pratique n’a plus cours aujourd’hui aux hospices ou la firme Christie’s organise les enchères. Les anglais ont toujours raffolé des grands vins de Bourgogne…

 

Ce dernier a survécu à toutes les dominations, y trouvant finalement toujours une occasion de son essor. Si le protectionnisme impérial a vu à l’origine d’un mauvais œil la culture de la vigne hors d’Italie, Constantin aura reçu les doléances de ce territoire à Autun. Dans le sillage du christianisme, la vigne prospéra avec son rattachement aux abbayes. Cîteaux avait des plantations en Côte-d’Or, les cisterciens au XIV siècle subdivisèrent en trois climats le Clos-de-Vougeot pour satisfaire au faste du Pontife d’Avignon Clément VI et sélectionner la cuvée des Papes. Le vin rouge, c’était une nouveauté, avait ses faveurs.

 

Chateau-Clos-de-Vougeot

 

Ensuite la dynastie Valois des ducs de Bourgogne fit beaucoup pour la renommée des grands vins de Bourgogne, « les meilleurs de la chrétienté ». Mais c’est un Bourbon, Prince de Conti qui acquit le domaine de « la Romanée ». La révolution le lui confisqua pour le vendre finalement à des bourgeois bourguignons. Ainsi naquit le domaine de « la Romanée-Conti ». L’Empereur préférait le Chambertin, il n’aurait lui probablement pas laissé l’Empire du Milieu acquérir le château de Gevrey durant l’été 2012…

 

salvertivins aromes floraux-019-gevrey

 

 

Samedi matin, en arpentant les premiers crus de Volnay, ou en 1719 était apparu la première société de secours mutuels, dite de Saint-Vincent, nous ne pouvions pas ne pas avoir conscience de visiter la région en héritiers !

Un grain de lumière… Le vin blanc qui roule dans mon verre à dégustation ce matin au Château de Meursault est couleur or, c’est un premier cru des Gouttes d’or. Les vins blancs de Bourgogne, jaune- vert, sont les meilleurs au monde, sans conteste possible. Montrachet, Corton Charlemagne, les grands crus sont aux sommets de la renommée mondiale depuis toujours comme des escarpements de la Côte d’Or.

 

Côte d'Or - FRANCE 

 

La robe est fascinante surtout avec le temps qui passe. Le jaunissement de l’œuvre dans l’alchimie du vin blanc, il n’y a pas que les cathédrales qui révèlent les mystères chez Fulcanelli lui-même. La macération pelliculaire permet d’augmenter le potentiel aromatique en prolongeant le contact entre la pellicule et le moût sans que le vin ne vire au rouge. Entre l’œuvre au noir et le rouge final, le temps qui passe, l’espace d’une vie, couleur sépia. Le vin blanc de Meursault m’apparaît ce samedi comme ces photons, symphonie d’une lumière corpusculaire de masse peut-être nulle, mais qui pèsent du poids de nos vies, échappée de la soupe originelle et filant vers les ténèbres qu'ils éclairent d'une lumière infrarouge.

 

Côte-d'Or

 

Il est midi et ce midi à Beaune les crustacés, homards, gambas, s’arrosent d’un excellent Chassagne-Montrachet aux notes agrumes. A nos cotés, un couple, d’outre-Atlantique mais vivant en Belgique. L’un est de la libérale côte Est, l’autre de ce sud qui révéla les conservateurs des Tea Parties. Ils aiment Obama, le cosmopolitisme des belges du nom de cette philosophie grecque qui inspira peut-être ceux qui implantèrent la vigne sur ce territoire de Gaule conquis ensuite par un peuple germanique venu de Bornholm en mer Baltique, les Burgondes. Il fut question entre nous des merveilles de France, son art culinaire, ses vins d’exception, ses châteaux, l’esprit des lumières… L’Occident a son berceau dans la vieille Europe, la France en est le carrefour! Elle attire la lumière et dans les grandes époques, rayonne.

 

La jeunesse identitaire d’Orange entre en ébullition lorsque le jaune de la vie approche du rouge de la fin. Colère noire d’ayants droits qui voient l’héritage partir en fumée. Rouge le sang qui coule dans leurs veines, mais blancs les globules qui sont autant d’anticorps s’activant à l’encontre d’éléments étrangers. Après l’apéritif saucisson vin rouge , l’occupation d’une mosquée en construction à Poitiers fait braquer les projecteurs des média sur ces terres brulées du Vaucluse arrosées par le Rhône. En rouge et noir la passion identitaire comme celle de la jeunesse qui défile contre le mariage unisexe ou celle encore qui dénonce l’ordre injuste de la finance internationale. Cette génération nouvelle qui vient après celle des héritiers réclame un guide. Au cœur du triangle d’or de ses attentes dont les sommets sont l’économie, le sociétal et le spirituel, devra se tenir le futur gourou de générations désorientées, déstructurées mais avides de sens.

Un peu plus bas, en Avignon, un pape il y a des siècles recevait par la voie fluviale Saône Rhône ses vins de Beaune.

 

Avignon.jpg

 

Il était le chef d’une église qui avait été bâtie sur une Pierre par un Dieu fait Homme qui annonçait d’après Jean dans l’apocalypse « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le Principe et la fin ». Il célébrait l’eucharistie dont le point culminant, la communion, actualisait le sacrifice du Christ annoncé lors de la Cène, le saint calice marquant la transsubstantiation du vin. Le sacrificateur qui rompt le pain offre en sacrifié son sang en vue de la rédemption de l’Humanité qui entre dans la nouvelle alliance.

 

La vigne s’est implantée il y a fort longtemps à Vézelay en atteste la découverte d’un temple dédié à Bacchus sous l’ancienne église Saint-Etienne à l’entrée du bourg. Cette appellation produit des vins blancs qui parfois réussissent à mêler harmonieusement l’acidité des Chablis et la rondeur des grands Bourgogne de la Côtes d’Or. Depuis 1976, les scouts d’Europe partent à la Toussaint en Pèlerinage vers Vézelay. Cette tradition s’inspire du pèlerinage de 1942 ou 10 000 jeunes, scouts et mouvements d’action catholique sont venus de toute la France au Puy en Velay, prier la vierge noire pour les prisonniers, les morts pour la Patrie, la libération et la paix.

Robert Baden-Powell, le fondateur du scoutisme, avait coutume de dire : « À la fin de ma carrière militaire, je me mis à l'œuvre pour transformer ce qui était un art d'apprendre aux hommes à faire la guerre, en un art d'apprendre aux jeunes à faire la paix ; le scoutisme n'a rien de commun avec les principes militaires. ». Le Pèlerin est un exilé, il est partout un étranger inconnu des hommes. Pour entrer en contact avec le sacré, il n’a d’autre choix que de perdre son identité et l’ensemble de ses repères. L’être véritable, qui se cache, ne se laisse saisir que de se dessaisissement.

 

Il faut monter tout en haut de la colline inspirée, pour atteindre la basilique de Vézelay qui fait face aux Monts du Morvan et « toucher » aux reliques de sainte Marie Madeleine. La relique ressort de cet « être avec » qui soude un groupe et lui assure la sécurité (La relique come palladium). C’est un objet extérieur au groupe, sacré, qui lui permet de se définir une identité. La relique démontre pour le croyant la permanence de l’être auquel est attaché l’objet.

 

crypte-basilique_vezelay.jpg

 

Marie Madeleine fut parmi les disciples témoin de la passion et de la résurrection. Et c’est la compréhension du mystère de la Passion qui seul lui permit de découvrir la réalité de la Résurrection de Jésus. Le Sabbat étant passé, le premier jour de la semaine, de très bonne heure, elle vit que la pierre de la sépulture avait été roulée et que le tombeau était vide. La résurrection se dévoile dans l’absence… Tout à fait l’inverse quand on y pense des reliques qui fondent une communauté et une identité sur un objet extérieur au groupe. Le corps du Christ est maintenant dans la nouvelle fraternité inaugurée à Pâques. Mais pour Marie Madeleine, retrouver Jésus vivant, c’est partir du lieu de son ensevelissement, c’est rechercher le corps !

 

A Vézelay fut prêchée la deuxième croisade, cette époque est révolue. Le temps est aux vacances qui font voyager, grandes ou petites, un long dimanche qui s’étire à l’infini comme les bouchons qui nous ramènent ce soir vers la région parisienne. La discussion est animée dans la voiture, les grands débats de société passés en revue. Enfouis le temps de notre gloire passée, de nos héros, de nos rêves les plus grandioses.

 

 

Aurons-nous demain la force de les rêver à nouveau ?

 

Nicolas Stoquer, janvier 2013

 

 

 

 

 

 

 

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