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25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 04:16

Des élections proches ,? Voici de quoi réfléchir

FBR     nov.2020               www.cerclehernani.over-blog.fr

 

"Enfant du pays " , tel est le titre , bien plus apprécié qu'un diplôme , que  peuvent revendiquer les prétendants à la rude  et noble fonction  de maire ; l'enracinement dans le  pays natal et l'attachement à son mode de vie ,  la connaissance et la fierté  de  son histoire   , l 'effort pour son bien être et le maintien de sa prospérité ,  et enfin l'estime   de ses habitants  sont les meilleurs atouts pour porter et maintenir un homme dans le rôle de Premier magistrat de sa commune , dont l'éviction ou la réélection  auront lieu en mars 2020

 

 

C'est pourquoi revient ici en première page  l'entretien qu'avait   bien voulu m' accorder Jacques Bompard  au début du mandat de F.Hollande  , moment ou notre inquiètude  identitaire s' est davantage avivée .

Maire  depuis vingt quatre années de la ville historique d'Orange, il représente bien l' édile que souhaitent nos compatriotes  en cette période de remous et de doutes .

 

fbr  25 juin 2019

 

J_BOMPARD.jpg

Hernani   Voici sans détour la question que se posent avec anxiété beaucoup d'entre nous : pensez vous que les Français sont en train de perdre la conscience de leur Culture , ou qu'elle sommeille encore en eux , prête à se réveiller ?

Et s'il ne s'agit que d'une amnésie passagère , quels facteurs l'ont provoquée  , et quels autres pourraient la guérir ?

 

Jacques Bompard  Votre question pose le problème de la définition de la culture et de son rapport avec un peuple.

Qu'est-ce que la culture ? Un bien de consommation qui se vend, s'achète en fonction de "marchés", se saucissonne selon les strates générationnelles ?

Ou bien est-ce l'âme d'un peuple, ce qui , tout en participant à l'universel à travers la condition humaine, se singularise par des attitudes, des sensibilités, des appétences, toutes particulières.

 

Les nationalistes du XIXème siècle de l'Europe slave mais aussi de l'Italie, de l'Espagne et de bien d'autres nations occidentales, croyaient en une culture populaire, ferment de leur caractère national. 

En France, au contraire, existait déjà un puissant courant qui ne voit en la culture qu'une nécessité universelle, recouvrant sous des apparences diverses, une même structure.

 

Quoi qu'il en soit, la "culture" se perpétue au sein d'un peuple selon deux modes, lesquels dans l'idéal convergent, mais aujourd'hui sont souvent antagonistes.

En premier lieu, la culture se transmet au sein de la famille. Des chansons pour enfants, des contes, c'est de la culture et c'est souvent une culture ancestrale. En deuxième lieu, la culture est l'affaire de l'Education nationale. Etudier Molière ou faire du "slam", ce n'est pas la même chose.

 

 

                                   

                                                                                                                      

   Aujourd'hui, la grande majorité des familles françaises fait coexister une culture ancestrale avec une culture marchande, anglo-saxonne (le rap américain en étant un avatar), répandue par l'ensemble des médias.

 

D'aucuns veulent y voir un enrichissement. Or, trop souvent, il ne s'agit que d'une sous-culture, très superficielle, qui laisse ses consommateurs tout à fait démunis lorsqu'il s'agit de comprendre le monde qui les entoure, que ce soit d'un point de vue culturel (architecture, peinture, musicologie...) ou politique (histoire, géopolitique...).

On peut dire que plus l' être humain consomme de la " culture " médiatique, plus il consume sa capacité au libre-arbitre.

 

 

 

Comment y remédier ? Par le haut et par le flanc. Par le haut, c'est la prise du pouvoir politique et donc des leviers de l'Etat afin d'orienter la dépense nationale culturelle vers ce qui fait la spécificité de la civilisation française et européenne. Par le flanc, c'est à dire, par l'initiative individuelle ou associative, à tous niveaux de la société et notamment au niveau familial, afin de transmettre notre culture aux jeunes générations. Si prendre le pouvoir impose un effort collectif gigantesque et des conditions favorables, en revanche, agir à son niveau n'implique que la mise en oeuvre de sa propre volonté.

 

 

H ernani  Vous êtes un élu , député de la Nation , et depuis 1995  maire d'une ville de plus de 30 000 habitants .

A ce titre ,comment définiriez vous les responsabilités et les devoirs liés à votre fonction quant à   notre  identité ,  et plus généralement à " la fierté d'être Français " , expression qui semble avoir été oubliée ?

 

 

J B . Les compétences données à un maire par la loi sont restreintes en ces domaines. Il y a, certes, un rôle de conservation patrimonial et nous faisons en ces domaines tout ce qui est financièrement possible. Il y a également une relative latitude en matière de spectacles culturels. Ainsi, et par exemple, depuis dix ans, nous proposons chaque été un festival de théâtre classique entièrement gratuit.

Mais, le plus souvent, nous pouvons agir en refusant ici ce qui est toléré ou encouragé ailleurs. Se marier en agitant avec arrogance dans la mairie des drapeaux étrangers est, chez nous, interdit. Distribuer des millions pour financer des associations, des clubs, des centres, dont les activités s'inscrivent dans un enfermement ethno-culturel, voire parfois religieux, étranger à notre pays et à nos traditions, n'est pas chez nous subventionné.

 

 

 

H . Selon certaines statistiques , le plaisir de la lecture, avec lui la pratique de notre langue, se perdrait chez les jeunes adultes au profit de l'image sur écrans et du survol des textes afférents .

Comment préserver cette source de connaissance de notre littérature et de notre histoire, sans laquelle à notre avis , cette fierté ne peut naître ? Et à ce sujet , comment réagissez vous à la suppression des épreuves de culture générale déja réalisée , ou projetée , à l'admission dans certaines grandes écoles  ?

 

J.B. Regarder un film, jouer à un jeu video, est plus aisé que lire. Je distinguerais cependant les deux activités. Le jeu video, selon sa nature, provoque des réflexes, encourage des stratégies, des raisonnements, mobilise le cerveau pour des tâches limitées mais réelles. Le film, du moins le film "grand public", exige peu d'efforts de la part de celui qui le regarde.

Il n'est donc pas certain que la lecture régulière de la collection Harlequin rende plus "cultivé", plus "intelligent", dans le sens de capable de comprendre le monde, que l'assiduité à un jeu vidéo comme Zelda. Il n'est pas certain non plus que les romans américains ou leurs copies européennes, à base de "serial-killers", de policiers, d'espions, de mages, de lutins ou de mondes nouveaux, vaillent davantage en terme d'élévation intellectuelle que la plupart des jeux video qui n'en sont qu'une extension visuelle.

 

 

H . Mais il y a lecture et lecture ! Celles destinées aux concours  sont tout autres ...

J.B En tout état de cause, la lecture et le plaisir de lire, mais aussi la capacité à lire, à comprendre, à analyser, à comparer, à enrichir son imagination comme ses connaissances, s'acquiert par un apprentissage dès le plus jeune âge .

 

 

 

H. Oui , et nous avons soutenu et relayé les appels condamnant les méthodes dites"globales " , qui stérilisent cet apprentissage , base de toute autre connaissance.  

 

(ndlr Depuis cet entretien , le nouveau ministre a rétabli , Dieu merci , les 'anciennes méthodes éprouvées , mais la réparation des  dégats sera longue)

 

 

Revenons  aux grands auteurs et aux épreuves des concours

 

 

J.B. Il va de soi que le système mondialiste n'a pas besoin d'hommes cultivés. Comme la bourgeoisie du XIXème siècle, la bourgeoisie mondialiste préfère que le peuple en sache le moins possible et soit le moins apte possible à comprendre le monde dans lequel cette bourgeoisie veut le faire vivre.

Réduire ou supprimer des matières comme l'histoire, comme les arts, les ramener à une simple vulgate trempée dans la pensée unique, ce n'est pas seulement ramener l'école au niveau d'un centre de triage pour activités économiques, c'est surtout, de la part du système, se prémunir contre toute possibilité de contestation lucide.

   

         

 H   Cest bien pourquoi nous préférons  à "Hernani " parler de ce qui aurait dû rester instruction publique rationnelle et  impartiale, et non pas d"éducation  nationale " ,  l 'éducation relevant  des parents

  D'ailleurs la culture est un héritage  ,tel notre   attachement aux monuments , classés ou inscrits  ,élément visible , tangible ,  toujours émouvant , parfois impressionnant de notre civilisation .

Or , la vente , ou le projet de vente de certains d'entre eux ,  hotels de Vogué , de Broglie, sièges de ministères , a ému l'opinion .Le montant de ces cessions serait destiné à combler une partie du trou de la dette  , à retirer à l'Etat  la charge de leur entretien , déja transféré aux collectivités locales , en somme à le soulager d'un devoir .

 

Quel jugement portez vous sur ce comportement ? Ces monuments historiques ne sont ils pas un bien indivis entre générations , que nous ne devons pas dilapider comme le ferait un mauvais père de famille ?

Par ailleurs , ils attirent en France un nombre considérable  de touristes , et donc quantité de devises .  Ne méritent ils pas un meilleur traitement que le budget des Monuments historiques en peau de chagrin ?

 

J.B.  Il faut distinguer le patrimoine qui honore la mémoire et la grandeur d'un peuple, du patrimoine que l'on visite et qui, via l'activité marchande touristique, s'inscrit dans l'activité économique.

Le rôle d'un Etat sain, c'est à dire centré sur le peuple, est l'entretien et la sauvegarde de la première catégorie. Dans le deuxième cas, l'initiative privée a un rôle à jouer

 

 

                   Arc de triomphe d'Orange construit sous le règne d'Auguste

 

 

 H . Mais la générosité des mécènes ,affublés du titre de sponsors, semble  se tarir, ou se déverser  vers d'autres organismes ,et  ce sont souvent des bénévoles qui  assument , en associations , la sauvegarde ou la  restauration d'éléments du patrimoine

 

J.B.Dans tous les cas, l'Etat ne saurait en rester à la simple conservation. Le monde ne s'est pas arrêté en 1900. Il y aurait un rôle patrimonial à tenir pour l'avenir. Or, qui peut penser que les constructions récentes retiendront l'attention des générations futures ?

Les civilisations de jadis construisaient pour durer et passer les générations. Le temps, les avanies des guerres ou des catastrophes, triaient alors entre les édifices et faisaient que certaines accédaient au rang de patrimoine à contempler et à visiter. Or, on ne construit plus aujourd'hui pour défier les siècles.

 

H  c"est le cas de celui d'Orange , construit au 1er siecle apres J.C. 

la cavea  y offrait 9 000 places ; il fut preservé  des démolitions par l'éventail  de ses utilisations . Mais Prosper Mérimée ,qu' inquiétaient les dégats afférents , demanda une restauration immédiate "pour ne pas priver la France d'un monument unique en son genre "  Grâces lui soient rendues !

 

 

 

H. Maire d'Orange , vous portez sur le Festival , créé en 1869 , et sa durée  , un  regard averti  .Cette manifestation connait un grand succès , et donc n' a besoin que de peu de subventions , contrairement à vos voisins d' Aix et Avignon . Comment expliquez vous cette différence dans le succès obtenu ? Choix de la qualité plutôt que "d'innovations " ?

 

J.B.Les Chorégies sont un festival spécialisé. Il possède, à ce titre, un public qui sait qu'il va y trouver ce qu'il attend. Il a également la chance de disposer d'un théâtre antique de 9 000 places ce qui permet une jauge suffisante pour rentabiliser une représentation

 

 

 

 

 

H.Il a été question de créer un enseignement de l'histoire de l'Art dans les collèges et lycées , dont on entend plus parler , alors qu'on réduit le nombre d'heures d'étude du Français et de l'Histoire tout court .Que pensez vous de ce projet , et , dans le même registre, de l'enseignement musical dans notre pays  ?   (d'autres pays ont réuni enseignement général et musical dans certains établissements ) Et quant au rayonnement de la culture française , du sort fait aux lycées français à l'étranger , au moment où l'Allemagne étend son réseau d'Instituts  Goethe ?

 

J.B.Comment créer un enseignement de l'histoire de l'art alors même que nous ne formons qu'une poignée de spécialistes, lesquels, pour la plupart, ne souhaitent certainement pas aller enseigner en collège ? Comment rendre performant cet hypothétique enseignement si on ne lui accorde dans la notation générale qu'un poids dérisoire ?

Ce genre de proposition est un leurre politique, destiné à faire croire qu'on se préoccupe de civilisation, alors que, dans le même temps, on gère le pays comme une succursale de la finance internationale.

 

H.  Notre hantise : voir la France devenir , comme l'Egypte , un territoire où les habitants , n'ayant  plus rien en commun avec ceux qui ont façonné le pays , se contenteront d'en faire visiter les vestiges . Ce danger semble s'étendre à toute l'Europe , par le nomadisme , les modes de vie niveleurs et la pression du matérialisme ambiant .

 

                                                     

 

Nous trouvez vous pessimistes , ou ce péril , bien réel , peut il être conjuré  , et comment ?

 

 

J.B. C'est, en effet, le danger qui plane sur la France, mais aussi sur l'Europe. Un danger qui laisse  indifférente une majorité des Français et des Européens, soit que ceux-ci adhèrent à la propagande officielle du "vivre-ensemble" et autres balivernes, soit que l'assouvissement des besoins primaires (manger, se distraire...) leur suffise .

 

Pour autant, rien n'est joué. Une partie importante de nos peuples refuse le sort qui nous est promis. Il n'appartient qu'à nous, par la somme et la convergence de nos actions, politiques et culturelles, de renverser un système qui, à l'instar de bien d'autres avant lui, se croit promis à l'éternité.

 

 

 

Nous vous remercions , Monsieur le député et maire , d'avoir bien voulu répondre amplement  à nos questions .

 

Françoise Buy Rebaud   ,  24 août 2012                                           buyrebaud.gif

 

       Statue d'  Auguste  , fils adoptif de César , mort en 14 apres J.C., dans une des niches du théatre antique d'Orange

 

 

Depuis cet entretien , la démarche de St,Bern  a largement démontré l"attachement des Français à leur patrimoine  historique

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26 mai 2019 7 26 /05 /mai /2019 02:51

 

Bon, le décor ne change pas plus que la manière.....

Quant au fond?

Mais la légion d'honneur dont la candidat E.Macron disait dans sa campagne qu'il fallait ne la décerner qu'au grand mérite ?

fbr 22 juin 2019

https://youtu.be/7WAhhoL0To8

Rameau  1683  -1764  fut un brillant défenseur de la musique française contre l'engouement de la fin du Grand Siecle pour l'opéra italien soutenu par Rousseau Sa musique limpide et tonique plait à tous les publics ; Encore faut il la leur faire entendre !

 

 

 

Une fête de la musique , comment la définir?

 

 

Pas de musique sans son origine  : le chant , issu de la plainte ou du cri, de joie ou de fureur , d'un seul ou de plusieurs êtres ,  et qu'ont ensuite accompagnés le roseau , ancêtre de toutes les flûtes , ou la peau  séchée  tendue  entre deux branches , celui de tous les tambours  : on devrait  déja savoir, dès l'école ,ce qui  élève l'homme au dessus de sa condition .

 

Grand moment de révélation pour tous de la musique classique ou folklorique , ancienne ou contemporaine  , cette journée  offrirait la découverte des instruments , anciens ou  récents, ; de ce qu'est la musique d'ensemble , le rôle du soliste , le rôle  du chef d'orchestre . Apprendre ainsi  ce que sont mélodie ,  harmonie , symphonie , vivre l' ambiance  d'un concert dans une salle adaptée, ou de l'opéra dans un théatre conçu pour ce genre

Et enfin  y admirer l'art de la danse  , née de la fusion  rythme - musique ,et ce qu'est la chorégraphie .
Tout ce qui fait d'un simple mortel un  mélomane , ou transforme  en musicien le  passionné  .

Ces évènements sont souvent solennels  et  méconnus du plus grand nombre , leur ouverture aurait (peut être ) la même succès qu'aux journées du Patrimoine

 

Mais aussi, tout simplement , des rondes enfantines  , des bals improvisés dans des squares, des sardanes en Occitanie et les accents des  cornemuses chez les Celtes, un accordéon  au coin d'une rue, la valse musette au bord d'une rivière, avec les peintres impressionnistes .

Tout ce qui délie l'oreille et l'esprit , tout ce qui séduit  par  la beauté du son  , l'élégance du geste et la mesure du mouvement , et aussi la communion, au beau sens du terme :   joie partagée.

 

Ces festivités printanières  ouvriraient comme  les musées sur un autre monde

 

Ce que J.Lang avait l'intention d'en faire , outil culturel ,  ou d' influence politique ,  nous pouvons poser la question .

 

                                                                                         

gnault , le bal des canotiers et  cette sardane  improvisée sont nées   d'un même élan

 

                                                          

 

 

 Dans le Bas Empire , le peuple réclamait  panem et circenses , Rome en est morte .  En France les stades sont plus nombreux que les théatres : connaitrons le même destin ?

 

 La  tentative culturelle semble ratée

 

  Quoi qu'il en soit  , une fête de la musique ne doit être , en aucun cas   ,  ces rassemblements douteux ,  informes , ces vociférations le plus souvent insultantes  ,  ces contorsions issues des cavernes  de la préhistoire ,   dans la véhémence et le  vacarme  , porte ouverte  à tous débordements au fil des mandats présidentiels , avec pour consécration , en ce mois de juin 2018 , un lieu historique  devenu séjour des Présidents de la République   : le palais de l'Elysée construit au 18° siécle..

 

 

Un pire inattendu et indélébile,  fête de la musique  juin 2018 

  Festivités choquantes, et  conciliabule  bizarre : rappel  de l'article de  article   de  juin 2018

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

                 Ces photographie ont  été ressenties comme un deshonneur , d'où cette vigoureuse réaction

 

Cela si peu de temps apres ce qui a bouleversé la France entière, mars 2018

 

 

 

Le pire , et pourtant prévisible , s'était  produit  souvent :attentats de masse ou isolés

 

Mais quand un officier de gendarmerie a perdu la vie en allant au bout de son devoir, le Président , visiblement ému  ,tendant les mains vers le cercueil sur lequel il avait  déposé une médaille, avait promis de nous délivrer de "l'islamisme rampant ", porteur du terrorisme .

 

Il vient de déposer deux autres médailles sur des cercueils   revenus des sables du Mali , dans les mêmes circonstances.

 

Or  les terroristes sont toujours en nos murs , ou pire , de retour  avec femmes et enfants

 

Et nous reviennent en mémoire ces vers de notre cher Molière :

 

Têtebleu , ce me sont de mortelles blessures,

De voir qu"avec le vice on garde des mesures "

nous dit l 'Alceste du "Misanthtrope "

 

Cardinal Armand Duplessis  , duc de Richelieu , ici au siège  de La Rochelle 

 

Or , nous sommes en  guerre civile , le Président ayant parlé de terrorisme endogène , le terme a été repris par le Procureur Molins

 Le vrai chef est  celui qui voit le péril et impose sa décision . Richelieu expulsa manu militari  1627-1628 ceux qui , à  La Rochelle , constituaient un Etat dans l'Etat

 

Le chef est en tête , seul , ses conseillers restent   à distance respectueuse  Il n'utilise pas de porte parole ,rôle dévolu autrefois au  garde champêtre ....

 

 

 

Rappel de l'article de juin 2017

 

 Il semblait alors que l'amitié entre la France et la Russie connaissait un nouveau printemps

Ce fut le meilleur, apres la traversée du Louvre et la visite à Percy, puis l'image d'une Présidence soucieuse de l'instruction publique et du patrimoine , sceau de notre Histoire de France

 

 

 

Il n' a échappé à personne que l'ex président Hollande  a fait montre de rare grossièreté envers la Russie , acquéreur de frégates sorties de nos chantiers , en ne les lui livrant pas , autant commercialement que diplomatiquement ....

Or , un lien culturel relie nos deux pays .

L'amitié entre la France et la Russie remonte à des temps anciens , et les aleas de l'Histoire ne l'avaient jamais entamée ; francophiles et francophones , les Russes cultivés appelaient pour leurs enfants des précepteurs français , parlaient couramment notre langue entre eux , et c 'est en France que les Russes blancs trouvèrent une nouvelle patrie  à la Révolution  , comme le fécond Henri Troyat , né à Moscou , mort à Paris en 2007  ,membre et doyen  de l"Académie française , ou Hélène  Carrére d'Encausse ,née à Paris , secrétaire perpétuel de la même Académie , entre autres illustres Français de souche slave

 

 

 

            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Même les sombres années du stalinisme n'entamèrent pas cet attachement  , ravivé par l'évolution de ce très grand pays , dans tous les sens du mot ,que l'étude de sa langue  dans nos lycées  vint conforter : pour la petite histoire,  Sophie de Segur ,née Rostopchine ,avec son général Dourakine ,  en avait fourni  le terreau.

 

Nul ne contredira W.Fedorovski quand il affirme que Tchaikovski , Tolstoi et Dostoïevski sont les ombres tutélaires de nos liens , et nous pourrons leur adjoindre Pouchkine , plus tard Boulgakov , Pasternak , le grand Soljenistine  ; d'autres musiciens  : Borodine ,    Scriabine ,   Rachmaninov  , Balakirev  , la liste en est  longue,impossible pourtant de ne pas citer Prokoviev et Igor Stravinski plus proches de  nous

 

La venue d'artistes slaves dans nos villes emplit nos salles de concert, et quel théatre ne joue pas à guichet fermé"La mouette "de Tchékov ?  Et que dire des Choeurs de l'Armée rouge  tout récemment ?

 

 

 

Il fallait un évènement pour effacer la tache laissée par F.Hollande, ce fut  l'exposition commémorant le séjour de Pierre le Grand en Europe , mais plus particulièrement en France en 1717  : un centenaire.

Le  génial fondateur de Saint Petersbourg voulait étudier nos arts et nos techniques , ainsi la Manufacture des Gobelins ; ou l'aménagement des parcs et fontaines de Versailles, et étudier  nos institutions , préparant ainsi  les profondes réformes qu'il accomplit pendant son règne ; la petite histoire raconte qu'à Versailles ,où il rencontrait le Régent , il fit sauter Louis XV  encore enfant sur ses genoux , cela pendant une des escapades que lui permettait son incognito, contrainte diplomatique , car il était ennemi de la Suède alliée de la France .

Puis une révolution aussi barbare que la nôtre  fit en Russie  les mêmes ravages, et il fallut deux guerres mondiales pour  rapprocher  nos deux pays

 

 

En cette occasion  , les présidents Macron et Poutine avaient  mis leurs pas dans ceux de leurs prédécesseurs , et nous nous en réjouissions Ce fut le meilleur.

Mais depuis, le "président '' du Kosovo , état non reconnu  , création artificielle des Clinton , a eu accès à l'Elysée , et  celui de la  Serbie , pays d'Histoire , fut relégué sur un strapontin lors des cérémonies du 11 novembre  2018

Déja , à l'ouverture des commémorations  de la Grande Guerre , les représentants avaient accueilli Poutine avec froideur ; il n'a pas été invité a celle du débarquement, et pourtant ce fut la Russie qui le permit , retenant les troupes allemandes  sur son sol , avec le plus lourd tribut en vies humaines , 27 millions ,soldats ou civils.

 

Cette image de 2017 nous avait plu ......

Elle ne fut qu'éphémère, préméditée, réussie ....?  puis déchirée

 

                                

 

 

Suivirent d 'autres images , révélatrices de préférences qui ne nous conviennent pas

 

Ici au palais de l'Elysée le "président " , sulfureux selon les media , du Kosovo inventé par Clinton en contrepartie d'une base aérienne ,avec E.Macron  : curieuse alliance où nous avons tout à perdre

 

La politique des préférences choisit parfois des sentiers que la diplomatie de tradition ne saurait reconnaitre , et  des formes que Talleyrand trop roué ou Chateaubriand trop gentilhomme n'ont jamais adoptées

 

 

                                                      

      Cet homme tombé comme un ravi entre des mains hostiles , insupportable image du pire .                                  

                 

 rappel novembre 2018

Que nous réserve la fête  de la musique  2019 ?

FBR

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 21:39
Hélas toujours de noirs nuages ....

La technique est elle un art ? L' art en tous cas a besoin du génie , et la technique Google  ,si magique soit elle , cette fois  ne le sert pas .

Le Google Art Project , lançé en février, déçoit déja beaucoup , malgré ( ou à cause de ) son ambition proclamée : être un outil "culturel démocratique " .

Google Art PojectLe choix imposé d'un millier d'oeuvres  de dix sept musées du monde , de plus de quatre cents peintres , juxtaposition sans continuité , en images de mauvaise qualité , n'arrachera pas les adolescents à leurs jeux  de console , et laissera sur leur faim ceux qui ne peuvent s'offrir la visite des grands musées d'Europe .
Quant à  Versailles - son président s'étant engouffré dans l'opération -  cette visite virtuelle offre le risque  de la dissuasion  la plus réussie ....

 Nouveauté de plus  pour petit écran , ce produit ne remplacera jamais un véritable livre d'art  , choisi pour un artiste en particulier ,ou  un thème ,  dont les reproductions   magnifient les oeuvres  présentées . Et encore moins les sensations éprouvées au contact réel des merveilles de nos musées occidentaux .

Puisque l'éducation nationale n'en finit pas de poser problème , un nouvel ouvrage rejoint dans nos archives ceux qui dénoncent la forfaiture ( je ne vois pas d'autre mot )des gouvernements successifs en ce domaine , mais  non cette fois de  quelqu'un de la" boutique ", mais d'une journaliste :   titre aussi fracassant que "La fabrique de crétins "  c'est  : "  Le pacte immoral   "   

  
Autre déception : on croyait la Comédie Française revenue à plus de rigueur . Le dernier Feydau , retransmis de surcroit un soir en direct , succombe à la tentation  du  grotesque de cirque , sans même le décor chantourné qui l'aurait replacé dans la conception du comique de son époque .En core une fois , cherchons  le metteur en scène ...car jouer n'est pas hurler.

Le metteur en scène est le  personnage  absent du "Nombril " d'Anouilh actuellement au théatre des Champs Elysées .

On ne peut savoir comment aurait évolué cette pièce corrosive à sa création , et qui le reste encore ,Versailles si M.Fagadau  avait mené les repétitions à leur terme . Les acteurs suivent  chacun leur intuition , et le fil d'Ariane qui traverse toute pièce d'Anouilh s'efface , laissant les plus fines répliques inaperçues  ; n'empêche , toutes déclenchent la joie des spectateurs dans ces dialogues tres politiquement incorrects  .Mais  apres  avoir vu Bernard Blier dans le rôle tenu par le sympathique Francis Perrin , on mesure à quel point la conception du comique  s'est dénaturée , passant de l'intelligence  des situations et des caractères à  l'utilisation des ficelles  de la farce , des nuances et des inflexions  du langage et de la tenue  à l 'exces du geste et de la voix  .
Pour autant c'est une représentation à ne pas manquer , tant sont précieux  ces instants passés avec un de nos plus grands dramaturges   .

Si de plus en plus de quotidiens  ou hebdomadaires dénoncent la braderie des " biens de l'Etat " , c'est à dire  de notre patrimoine , ils oublient l' autre versant de l'affaire :la flambée des prix des maisons "de caractère", ou d'époque :17% selon certains notaires . Chateaux de province , villas de la Riviera , hôtels du Marais ou de la place des Vosges trouvent acquéreurs  , Chinois , Russes  ou autres . Il est vrai que des Anglais ont sauvé de vieilles  fermes normandes et des Belges des  cévenoles ou auvergnates pour venir y goûter notre art de vivre .
Je conseille à nos lecteurs de consulter , à propos du scandale de l'hôtel de la Marine , l'excellent et complet article  de Marie Laure Castelnau dans " Sectacle du Monde "  du 15 mars 2011. " La France ne vend pas sa mémoire , elle la vend " , y lit on , avec quelques précisions sur la personnalité d'A. Allard 

Mais enfin , "après la pluie le beau temps " , peut  être ......

 F.B.R.  26 mars 2011  

 

 


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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:54

L’art contemporain ou la laideur du diable 


A propos d’un livre de Christine Sourgins   ( Les Mirages de l’Art contemporain )


 mirage_art.jpg  Ce livre n’est pas un livre. Ce livre est un événement. Pour la première fois, un auteur met à jour les dessous occultés et occultes de l’art dit contemporain. Si vous voulez une preuve de ce que peuvent être le courage et l’intuition visionnaire d’une femme en politique, n’hésitez plus : précipitez-vous sur ce petit bijou. Il devrait être mis au programme de toutes nos agrégations d’université. Seule contre un ennemi mille fois supérieur en nombre, tel David contre Goliath, Christine Sourgins a entrepris de dénoncer ce qui constitue le socle même de l’idéologie postmoderne : le nihilisme destructeur.

Qu’on ne s’y trompe pas. Le livre que propose Christine Sourgins sous le titre Les Mirages de l’Art contemporain n’est pas une analyse périphérique ou anecdotique d’un mouvement artistique parmi d’autres. Il est une percée au coeur même de ce qui constitue le socle — en même temps que la face cachée — de l’idéologie postmoderne. L’équivoque du titre, bien résumée dans le terme mirage, vient précisément de ce que cette idéologie postmoderne, par une inversion satanique du langage, ne peut se maintenir et prospérer que par la négation permanente de ce qu’elle est profondément.

L’art contemporain n’est ni un art ni contemporain . Il est une entreprise d’aliénation mentale systématique destinée à détruire tous les repères civilisationnels existants, que ceux-ci soient esthétiques, moraux, intellectuels ou spirituels. La promotion de la laideur qui s’y fait jour n’est pas un artefact du système. Comme le goulag ...., il est l’expression même du système.

L’art contemporain a parfaitement compris que la beauté est splendeur de la vérité et que cette splendeur incandescente mène irrésistiblement au Christ et à Dieu . . Seulement cette divinité .. lui est insupportable. Elle lui renvoie comme en un miroir inversé l’image de sa propre perversion et de sa propre hideur. 

... Comme dans les enfers de Dante, le marché de l’art est un pandémonium où — limitation des ressources oblige — l’air se fait parfois rare et où l’on se marche volontiers dessus pour survivre et accéder aux places suprêmes. Temple du mensonge, il est le lieu par excellence de la veulerie, du copinage (p. 116), du népotisme et du clientélisme, du terrorisme intellectuel (pp. 156 et 163). Il s’agit d’instiller partout et sans cesse dans les esprits (dans une logique totalisante qui n’est rien d’autre qu’une entreprise totalitaire) l’amour du laid, du hideux, de l’insane, de l’abject mais aussi du faux, du contradictoire, de l’irrationnel.

 On ne soulignera d’ailleurs jamais assez combien il  (  ndlr :l'art contemporain ) est dans son essence même tributaire d’un certain développement de la technologie et de la société de consommation dont il est en quelque sorte l’aboutissement ultime en même temps que la négation suprême. Phénomène caractéristique, il ne touche que les sociétés riches, gavées de faux plaisirs, livrées jusqu’au désespoir au culte de l’argent. L’AC est une maladie propre à nos sociétés post-modernes ; la plus visible et la plus emblématique ; l’une des plus dangereuses aussi.

 david mascré  C’est d’ailleurs le seul tout petit reproche — mais absolument mineur au regard de la qualité générale de l’oeuvre — que l’on puisse adresser au livre : ne pas avoir suffisamment mis en lumière (hormis le court chapitre intitulé " un secret d’Etat, le coût de l’Art contemporain ", pp. 107-108) la dimension criminelle et criminogène de ce qui est d’abord et avant tout un trafic. Derrière ce que l’on appelle trop souvent pudiquement le marché de l’art contemporain se jouent aussi bien souvent le blanchiment, les marchés truqués, les collusions mafieuses public-privé (p. 113), le recyclage de l’argent de la drogue, la pornographie ...Ce qui est lassant avec le diable, c’est qu’il emploie toujours les mêmes tactiques. Mensonge, culpabilisation, subversion, inversion, perversion, transgression, destruction sont ses armes maîtresses. Luxe, gloire et pouvoir, les feux illusoires qu’il fait briller pour entraîner ses complices. Libido sciendi , libidohabendi , libido dominandi disait Augustin.

L’AC et ses chantres réalisent le prodige de cumuler simultanément ces trois perversions : — le pouvoir : ils accaparent les places décisionnelles au sein des appareils de pouvoir, étatiques d’abord, dans la mesure où " la vacuité de l’AC met en valeur l’Etat et ses servants " (p. 105), mais aussi culturels et médiatiques. Le tout dans une logique de domination idéologique progressive dont le caractère hégémonique ne fait que s’accroître avec la mondialisation (p. 111). — l’avoir : leur fortune fait pâlir d’envie capitaines d’industrie et grands financiers internationaux qui sont d’ailleurs les premiers à se ruer sur les oeuvres pour ne pas passer pour de sinistres incultes et se muent souvent en collectionneurs patentés...

...Non contents d’avoir investi la sphère politique et médiatique, ils se sont intronisés mages d’une nouvelle religion postmoderne — le New Age — dont la prétention, assumée d’entrée, est de subvertir en les investissant tous les champs du sacré. Ne nous leurrons pas ! Derrière cette prise de pouvoir indolore, c’est un piège mortel que l’AC tend à nos sociétés.


 DAVID MASCRÉ   Chargé de cours en mathématiques,

 

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